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Votre patron peut-il vous imposer un congé sans solde si l’entreprise ferme temporairement ? La réponse courte : oui, mais seulement dans certaines situations bien précises. En général, un employeur ne peut pas décider unilatéralement de vous mettre en congé sans solde juste parce que ça l’arrange. Il y a des règles strictes à respecter, et vous avez des droits qu’il faut connaître. Je vais vous expliquer tout ça simplement, parce que c’est le genre de situation qui stresse vraiment quand on ne sait pas comment ça fonctionne.
| Situation | L’employeur peut-il imposer un congé sans solde? | Conditions |
|---|---|---|
| Fermeture temporaire (vacances de la construction) | ✓ Oui | Si prévu dans la convention collective ou usage établi |
| Fermeture pour rénovations | ✓ Avec conditions | Préavis raisonnable et justification valable |
| Manque de travail temporaire | ✗ Non généralement | Doit plutôt faire une mise à pied temporaire |
| Fermeture administrative | ✓ Possible | Dépend de la durée et du motif |
| Sans raison valable | ✗ Non | Pratique illégale |

Personnellement, j’ai vu pas mal de situations différentes, et je peux vous dire que ce n’est pas parce que votre patron ferme boutique deux semaines qu’il peut automatiquement vous laisser sans salaire. Il faut qu’il y ait une raison valable et reconnue par la loi.
Les fermetures annuelles prévisibles, comme les vacances de la construction au Québec, c’est le cas le plus fréquent. Dans ce secteur, tout le monde sait que deux semaines en juillet, c’est congé obligatoire. Si vous travaillez dans la construction, c’est prévu d’avance et accepté par tous. Même chose pour certaines usines qui ferment pendant les Fêtes ou en été pour faire l’entretien des machines.
Les fermetures pour travaux majeurs, ça arrive aussi. Imaginez un restaurant qui doit refaire toute sa cuisine à cause de nouvelles normes sanitaires. Impossible de garder les employés pendant qu’il y a des travaux partout. Dans ce cas, l’employeur peut imposer un congé sans solde, mais il doit vous prévenir suffisamment à l’avance. On parle de plusieurs semaines de préavis minimum, pas juste un courriel la veille.
Il y a aussi les situations exceptionnelles comme les catastrophes naturelles ou les ordres gouvernementaux. Pendant la pandémie, beaucoup d’entreprises ont dû fermer sur ordre des autorités. Là, c’était vraiment du cas par cas, mais généralement, les employeurs avaient le droit d’imposer des congés sans solde parce qu’ils n’avaient tout simplement pas le choix.
La rémunération en entreprise est un sujet qui touche autant les employeurs que les salariés. Pour mieux comprendre les règles qui encadrent la structure du salaire, cet article sur Peut-on intégrer une prime dans le salaire de base ? donne des réponses claires et pratiques.
Par contre, si votre boss vous dit un matin « écoute, on a moins de clients ce mois-ci, alors tu prends deux semaines sans salaire », là c’est non. Un employeur ne peut pas utiliser le congé sans solde comme solution de gestion quand les affaires vont moins bien. Pour ça, il existe d’autres mécanismes comme la mise à pied temporaire, qui vous donne au moins accès à l’assurance emploi.
J’ai connu une fille qui travaillait dans une boutique de vêtements. La propriétaire lui imposait régulièrement des semaines sans solde quand les ventes baissaient. C’était complètement illégal. Elle a fini par porter plainte à la Commission des normes du travail et elle a eu gain de cause. L’employeur a dû lui rembourser les salaires perdus.

Quand une fermeture temporaire arrive, votre employeur doit vous prévenir à l’avance. C’est vraiment la base. Le délai raisonnable varie selon les situations, mais disons qu’une semaine de préavis pour deux semaines de fermeture, c’est trop court. On parle généralement d’au moins un mois pour que vous puissiez vous organiser financièrement.
Le préavis doit être écrit. Un petit mot verbal en passant dans le corridor, ça ne compte pas. Vous devez recevoir un document officiel qui explique les dates exactes de fermeture, la raison, et ce que ça implique pour votre paie et vos avantages sociaux.
L’employeur ne peut pas juste dire « on ferme, débrouillez-vous ». Il doit expliquer pourquoi. Si c’est pour des rénovations, il devrait pouvoir montrer les permis ou les contrats avec les entrepreneurs. Si c’est une fermeture saisonnière, ça doit être une pratique établie dans l’industrie ou prévue dans votre contrat de travail.
Personnellement, je trouve que c’est important de demander des explications claires. Si votre patron reste vague ou change son histoire, c’est un signal d’alarme. Vous avez le droit de savoir exactement pourquoi vous allez perdre votre salaire pendant X semaines.
Votre employeur doit vous remettre plusieurs choses par écrit:
Sans ces documents, vous êtes dans le flou, et ça complique tout si vous devez faire des démarches administratives ou contester la décision.
C’est super important de comprendre ça: un congé sans solde, même imposé, ce n’est pas une mise à pied ni un licenciement. Votre contrat de travail continue d’exister. Vous êtes toujours employé de cette entreprise, vous ne recevez juste pas de salaire pendant la période de fermeture.
Ça veut dire que votre ancienneté continue de s’accumuler. Si vous avez trois ans de service avant le congé, vous aurez trois ans et deux semaines après un congé de deux semaines. Ça peut sembler un détail, mais pour les vacances, les augmentations ou les indemnités de départ éventuelles, ça compte vraiment.
Vos avantages sociaux normalement continuent aussi, mais ça dépend des polices d’assurance. Certaines entreprises maintiennent les assurances collectives pendant les congés sans solde, d’autres non. Il faut vérifier avec les ressources humaines parce que perdre son assurance maladie pendant quelques semaines, ça peut coûter cher si vous avez un pépin.
Si le congé sans solde n’est pas prévu dans votre contrat ou dans la convention collective, et que la raison de fermeture ne tient pas la route, vous pouvez refuser. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire quand on a peur de perdre son emploi, mais légalement, vous n’êtes pas obligé d’accepter une décision unilatérale non justifiée.
Le problème, c’est que refuser peut créer des tensions. Dans un monde parfait, vous discutez avec votre employeur pour trouver une solution. Peut-être qu’il peut vous affecter temporairement à d’autres tâches, ou vous proposer du télétravail si c’est applicable. J’ai vu des cas où les employés ont négocié pour utiliser leurs jours de vacances accumulés plutôt que de prendre un congé sans solde.
Quand on travaille, certaines situations peuvent vraiment nous prendre par surprise et nous faire douter de notre place. C’est le genre de moment où on a besoin de réponses claires et d’un plan d’action concret pour avancer sereinement. Si tu te retrouves un jour dans cette position délicate, je te recommande la lecture de Mon employeur recrute pour le poste que j’occupe : que faire ?, un article qui détaille les bonnes étapes à suivre pour comprendre la situation et protéger tes intérêts.
Si vous contestez un congé sans solde imposé illégalement, votre employeur ne peut pas vous punir pour ça. C’est interdit par la loi. Il ne peut pas vous congédier, vous rétrograder, ou vous traiter différemment parce que vous avez fait valoir vos droits.
Je sais que dans la réalité, il y a parfois une pression invisible. Mais légalement, vous êtes protégé. Si vous subissez des représailles après avoir contesté un congé sans solde, vous pouvez porter plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Ils prennent ça vraiment au sérieux.
Si votre employeur manque vraiment de travail ou doit fermer, la mise à pied temporaire est généralement plus avantageuse pour vous. Pourquoi? Parce que ça vous donne accès à l’assurance emploi. Vous allez recevoir environ 55% de votre salaire au lieu de zéro.
La différence technique entre un congé sans solde et une mise à pied temporaire, c’est surtout une question de contexte et de durée. Une mise à pied, c’est quand l’employeur n’a vraiment plus de travail à vous donner. Un congé sans solde imposé, c’est plutôt lié à une fermeture planifiée de l’établissement.
Certains employeurs proposent aux employés d’utiliser leurs jours de vacances ou leur banque de temps pendant la fermeture. C’est souvent une bonne solution si vous avez des congés en réserve. Au moins, vous êtes payé. Par contre, ça réduit évidemment vos vacances futures.
Personnellement, j’ai vu des entreprises offrir un système mixte: vous utilisez une semaine de vos vacances, et l’autre semaine est un congé sans solde. C’est un compromis qui adoucit un peu le coup financier.
Parfois, il y a moyen de négocier. Si la fermeture est pour des travaux, peut-être que vous pouvez aider à certaines tâches, même si ce n’est pas votre job habituelle. J’ai connu un gars qui travaillait dans un dépanneur. Quand le proprio a décidé de tout rénover, il a proposé au gars de l’aider à démonter les étagères et faire le grand ménage. Comme ça, il a pu garder une partie de son salaire.
Il y a aussi la possibilité de prendre des heures réduites plutôt qu’une fermeture complète. Au lieu de fermer deux semaines, l’entreprise pourrait réduire les heures d’ouverture pendant un mois. Vous travaillez moins, mais au moins vous avez un revenu.
Dès qu’on vous annonce un congé sans solde, demandez un document officiel. Ne vous contentez jamais d’une annonce verbale. Vous avez besoin de preuves si jamais vous devez contester ou faire des démarches administratives. Le document doit inclure les dates, la raison de la fermeture, et l’impact sur votre paie.
Si votre employeur refuse de mettre ça par écrit, c’est un gros drapeau rouge. Envoyez-lui un courriel résumant ce qu’il vous a dit oralement, avec une demande de confirmation. Comme ça, au moins, vous avez une trace de votre démarche.
Sortez votre contrat de travail et lisez-le attentivement. Il y a peut-être une clause sur les fermetures temporaires que vous aviez oubliée. Si vous êtes syndiqué, consultez votre convention collective. Elle contient souvent des règles précises sur ce genre de situation.
J’ai déjà vu des conventions collectives qui obligent l’employeur à payer au moins 50% du salaire pendant les fermetures pour travaux. D’autres prévoient que l’entreprise doit proposer du travail ailleurs dans le groupe si possible. Ça vaut vraiment la peine de vérifier.
Si vous avez des doutes sur la légalité du congé imposé, appelez la CNESST. Leur service de renseignements est gratuit et vraiment utile. Ils peuvent vous dire si votre situation respecte les normes du travail ou non. Pas besoin d’engager un avocat tout de suite, juste un coup de fil peut clarifier bien des choses.
Le numéro est facile à trouver sur leur site web. Quand vous appelez, ayez vos documents sous la main: votre contrat, l’avis de fermeture, vos talons de paie. Ça accélère la discussion et vous obtenez des réponses plus précises.
Une fois que vous savez où vous en êtes légalement, vous devez décider quoi faire. Est-ce que le congé est justifié et conforme à la loi? Si oui, vous n’avez pas tellement le choix que d’accepter, mais au moins vous pouvez vous préparer financièrement.
Si c’est illégal ou abusif, vous avez trois options principales: négocier avec votre employeur pour trouver un arrangement, accepter en gardant ça dans un coin de votre tête pour l’avenir, ou contester formellement. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse, ça dépend de votre situation personnelle et de votre relation avec votre employeur.
Normalement, un congé sans solde imposé par l’employeur pour fermeture temporaire ne vous donne pas automatiquement droit à l’assurance emploi. C’est frustrant, mais c’est comme ça. L’assurance emploi est prévue pour les gens qui perdent leur emploi involontairement ou qui sont mis à pied, pas pour les congés sans solde.
Par contre, il y a des exceptions. Si la fermeture est prolongée (disons plus d’un mois) et que c’est effectivement une interruption de travail complète, Service Canada pourrait considérer ça comme une mise à pied temporaire déguisée. Dans ce cas, vous pourriez être admissible. Ça vaut la peine de faire une demande même si vous n’êtes pas sûr. Le pire qui peut arriver, c’est un refus.
Pour faire votre demande, vous allez sur le site de Service Canada et vous remplissez le formulaire en ligne. Vous aurez besoin de votre relevé d’emploi (RE) que votre employeur doit vous fournir. Si la période de congé dure plus de sept jours consécutifs sans travail ni salaire, il est légalement obligé de vous émettre un RE.
Pendant un congé sans solde, vous ne cotisez pas au RRQ (Régime de rentes du Québec), à l’assurance emploi, ou au régime d’assurance parentale puisque vous ne recevez pas de salaire. Ça ne va pas vraiment affecter votre retraite à long terme si c’est juste quelques semaines, mais c’est bon de le savoir.
Pour les régimes de retraite d’entreprise, ça dépend vraiment du régime. Certains permettent de continuer à cotiser pendant un congé sans solde si vous le souhaitez, d’autres non. Vérifiez avec votre service des ressources humaines ou l’administrateur du régime.
C’est vraiment variable d’une entreprise à l’autre. Certaines polices d’assurance collective maintiennent la couverture pendant les congés sans solde de courte durée (généralement jusqu’à un mois), d’autres la suspendent dès le premier jour. Vous devez absolument clarifier ça avant le début du congé.
Si votre assurance est suspendue et que vous avez des besoins médicaux importants, regardez du côté de l’assurance individuelle temporaire. C’est plus cher qu’une assurance collective, mais au moins vous êtes couvert en cas de pépin. Personnellement, je ne prendrais pas le risque de rester sans assurance même deux semaines si j’ai des médicaments réguliers ou des problèmes de santé.
Mon employeur peut-il m’imposer un congé sans solde sans préavis?
Non, sauf situation d’urgence absolue comme une catastrophe naturelle ou un ordre gouvernemental immédiat. Dans tous les autres cas, votre employeur doit vous donner un préavis raisonnable, généralement d’au moins quelques semaines. Un congé sans solde imposé du jour au lendemain sans raison valable est illégal et vous pouvez le contester auprès de la CNESST.
Vais-je perdre mon ancienneté pendant un congé sans solde?
Non, votre ancienneté continue de s’accumuler pendant un congé sans solde imposé par l’employeur. Votre lien d’emploi reste intact, vous ne faites simplement pas de travail rémunéré pendant cette période. C’est différent d’une démission ou d’un congédiement où le lien d’emploi est rompu.
Puis-je travailler ailleurs pendant un congé sans solde imposé?
Techniquement oui, à moins que votre contrat de travail contienne une clause d’exclusivité qui vous interdit de travailler pour un autre employeur même pendant vos temps libres. Mais vérifiez bien votre contrat parce que certains employeurs interdisent le travail chez un concurrent même pendant un congé. Pour un petit job temporaire sans lien avec votre domaine, généralement il n’y a pas de problème.
Mon employeur doit-il me payer mes vacances accumulées pendant le congé sans solde?
Non, pas automatiquement. Vos vacances accumulées restent dans votre banque et vous pourrez les prendre plus tard selon les règles habituelles de l’entreprise. Par contre, vous pouvez demander à utiliser vos jours de vacances pendant la période de fermeture pour être payé. C’est à négocier avec votre employeur, mais beaucoup acceptent parce que ça arrange tout le monde.
Que faire si mon employeur refuse de me reprendre après le congé sans solde?
Si votre employeur vous avait promis que c’était temporaire et qu’il refuse de vous reprendre après, c’est un congédiement déguisé. Vous pouvez porter plainte à la CNESST pour congédiement sans cause juste et suffisante. Gardez tous vos documents et communications qui montrent que le congé devait être temporaire. Vous pourriez avoir droit à une compensation ou même à votre réintégration.
Un congé sans solde pour fermeture affecte-t-il mon salaire de référence pour l’assurance emploi future?
Ça peut l’affecter légèrement parce que Service Canada calcule votre prestation sur vos meilleures semaines de travail des 52 dernières semaines. Les semaines sans salaire ne comptent pas dans le calcul. Mais tant que vous avez suffisamment de semaines avec un salaire normal, l’impact est vraiment minime. C’est surtout problématique si vous enchaînez plusieurs congés sans solde dans la même année.